Musée Oiasso

Ce Musée est la porte d’accès à la ville romaine d’ Oiasso.  C’est aussi le point de départ du Train Romain qui transporte les visiteurs vers la nécropole de Santa Elena et les mines de Irugurutzeta.

La cité romaine se trouve à l’endroit même où s’est par la suite établie la ville d’Irun. À l’embouchure de la Bidasoa, à la frontière entre Hispania et Aquitania, Oiasso était dans l’antiquité la ville portuaire des vascons. Sous l’Empire Romain elle devint un important centre de communications et de commerce du nord de l’Hispania et faisait partie de la province Tarraconense.

Le musée Oiasso, inauguré en 2006, rassemble de remarquables vestiges archéologiques de l’époque romaine, mis à jour sur le site au cours des fouilles des dernières décennies. Les recherches archéologiques ont permis d’identifier le port et ses entrepôts, les termes, la nécropole ainsi que les exploitations minières des environs.

Les collections sont présentées dans trois salles : Impact, Port et Oiasso. La Salle Impact représente le monde indigène vascon et les premiers contacts entre celui-ci et les colonisateurs romains. Les vitrines de la Salle Port rassemblent les pièces archéologiques évoquant le commerce et la pêche, les deux principales activités liées à l’existence d’un port. La Salle Oiasso, enfin, retrace les aspects de la vie quotidienne d’une ville romaine de l’époque du Haut-Empire : l’alimentation, l’habillement, l’écriture, les loisirs et la religion.

Termes

Dans le monde romain, les termes étaient des établissements de bains avec des bassins à différente température. On y pratiquait également des activités physiques et de loisir.

Les termes publics d’Oiasso ont été mis à jour et inventoriés dans le jardin situé à l’arrière du musée. Ils sont en attente de muséalisation.  Les fouilles ont fait apparaître trois salles avec hypocauste, un système de chauffage fait d’un sol creux sous lequel circulait de l’air chaud.

La plus vaste de ces salles, le frigidarium, ou salle d’eau froide, conserve encore son dallage de opus spicatum, un ensemble de briques en forme d’épi. Une reconstitution virtuelle en réalité augmentée permet de comprendre sa distribution et son aspect.

Les collections archéologiques, et notamment les matériaux organiques d’objets fabriqués avec du cuir et du bois, évoquent un établissement urbain qui s’est développé au cours des premiers siècles de notre ère, sous l’impulsion de l’activité portuaire sur la route atlantique et de l’exploitation des mines des environs.

L’Ermitage de Santa Elena

L’ermitage de Santa Elena a été construit sur les vestiges d’un temple “in antis” du Ier siècle et sur ceux d’une nécropole indigène.